Vitamine E : premier traitement de la maladie

Quelle est la prescription la plus commune pour une maladie de Lapeyronie ? La Vitamine E. A défaut de médicaments probants, les caractéristiques de la maladie ont permis d’identifier la Vitamine E comme un candidat acceptable pour ralentir la progression de la maladie. A défaut de l’améliorer… C’est probablement la raison pour laquelle la Vitamine E est prescrite dans la phase initiale de la maladie.

Découverte de la vitamine E

La vitamine E a été découverte en 1922, lorsque des chercheurs américains ont identifiés dans le blé et la laitue une substance soluble dans les graisses. Cette substance a pris le nom de vitamine E. Elle est aussi appelée tocophérol, mais nous verrons que la vitamine E est composée d’autres variantes comme le tocotriénol.

Au départ, les chercheurs ont identifié la vitamine E comme un élément important dans le processus de reproduction des rats.

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Ou trouve-t-on la vitamine E ?

La vitamine E se trouve principalement dans les huiles végétales, les noix ou les graines. Comme nous l’avons vu, on en trouve également dans les laitues ou les légumes à feuilles vertes. Toutefois pour atteindre les niveaux préconisés dans le cadre d’un traitement, la vitamine E présente dans ces aliments n’est pas suffisante. Elle obligerait à consommer en même temps des manières grasses en grande quantité.

Pourquoi consommer de la vitamine E ?

La vitamine E est antioxydante : elle réduit le nombre de radicaux libres dans l’organisme. Elle a des propriétés anti-inflammatoires. Elle a également un rôle cardioprotecteur. Par ailleurs, le tabagisme augmente les besoins en vitamine E.
La vitamine E est donc utilisée dans des cas très divers. Comme par exemple :
  • Pour réduire les douleurs lors des règles
  • Pour améliorer le système immunitaire des personnes âgées
  • Pour prévenir l’athérosclérose
  • Pour la prévention du cancer
  • etc.

Les chercheurs ont néanmoins du mal à montrer ses bénéfices dans le cadre d’études à grande échelle. Mais au vu du coût et de l’innocuité du traitement, cela semble toujours valable de préconiser de la vitamine E.

Toutefois, l’innocuité de la vitamine E semble aussi mise à mal pour des dosages importants (supérieur à 400 UI) : voir la fiche synthèse de l’étude en anglais sur la prise de vitamine E à haute dose.

Vitamine E : maladie de Lapeyronie

La vitamine E par ses effets antioxydants a pour but d’empêchent la fibrose, ces fameuses plaques de Lapeyronie.

Les premières études dans les années 50 sur l’utilisation de la vitamine E dans la maladie de La Peyronie ont constaté une diminution de la courbure du pénis pour 78% des patients et une diminution de la taille plaque dans 91% des cas.

D’autres études entre 1952 et 1982 ont constaté des résultats variants entre 0 et 70% d’amélioration ! (Ce semble être tout et n’importe quoi 😉 ).

Plus récemment, en 1987, une étude a constaté une diminution des plaques de 20% et une amélioration de la courbure du pénis dans 33% des cas. Cette étude a même conclu que 99% des patients ont connu une diminution de la douleur,  bien que 70% n’ont pas noté d’amélioration. J’ai récupéré une synthèse des résultats des études auxquelles la littérature fait référence :

Vitamine E - Maladie de Lapeyronie

Vitamine E – Maladie de Lapeyronie

A contrario, une enquête réalisée par le Docteur Gelbard,  un spécialiste de la maladie de Lapeyronie, n’a pas fait de différence entre les patients traités à la vitamine E et ceux non traités :

  • Amélioration globale : 22% contre 19%
  • Amélioration de courbure : 11% contre 11 %
  • Amélioration de la douleur : 53% contre 44%)

En résumé, les chiffres sont contradictoires et ne confirment pas l’efficacité de la vitamine E dans tous les cas. Mais la vitamine E ne coûte pas cher. Et elle semble avoir une faible toxicité. Ce sont ces raisons qui font de la vitamine E l’un des premiers traitements dans la maladie du pénis courbé.

(voir source en anglais)

Quel type de vitamine E ?

J’ai passé beaucoup de temps à échanger des américains qui souffrent de la maladie de Lapeyronie. Les américains utilisent beaucoup les compléments alimentaires, et notamment les compléments à base de vitamines. Lorsqu’on leur dit de prendre de la vitamine E, forcément ils y regardent de plus près.

La vitamine E regroupe en fait 4 formes de tocophérols (qui est le nom usuel de la vitamine E) et 4 formes de tocotriénols. Les études sont nombreuses pour présenter la forme la plus actives de vitamine E.

La forme alpha-tocophérol est la forme la plus présente dans l’organisme. Elle existe sous forme de médicament, par exemple TOCOPHEROL TEVA. C’est aussi celle que l’on trouvera le plus généralement en parapharmacie sois forme de complément alimentaire.

Il semble que le corps absorbe mieux la forme naturelle que la forme synthétique (acétate ou succinate). Il faudrait donc en prendre plus si elle est synthétique (400 UI de vitamine E sous sa forme naturelle serait équivalent à 600 UI sous sa forme synthétique).

Par ailleurs, des études laissent à penser que l’utilisation de la forme gamma-tocophérol serait plus active que la forme alpha-tocophérol  (voir l’article en anglais dans Life Extension).

Mais lors de mes échanges, mes interlocuteurs d’outre-atlantique m’ont orienté vers des publications où les tocotrienols qui sont moins connus et utilisés seraient pourtant beaucoup plus antioxydants que les tocophérols.

Pour ma part, comme beaucoup de mes comparses américains, j’ai complété mon alimentation avec un mélange des différentes formes.

 

Encore une fois, je le répète, ne prenez pas d’initiative par vous-même. Parlez-en avec votre médecin qui est le seul habilité à vous prescrire des médocs !

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